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SUMMARY:"PROCREER\, NAITRE\, ETRE PARENTS : une clinique de l'incertain"
DESCRIPTION:Après de multiples péripéties du fait de la situation sanitaire\, le colloque « Procréer\, naître\, être parents. Une clinique de l’incertain » a été programmé les 31 mars et 1er avril 2022. \nLes inscriptions sont à présent possibles sur le site du colloque :  https://procreanat.sciencesconf.org/  \nPour tous renseignements complémentaires\, il vous est possible de contacter Mme Véronique Defrance\, gestionnaire du colloque (veronique.defrance@univ-rennes2.fr) \nBien à vous\, \nGwénola Druel \n                                                                                             PRESENTATION DU COLLOQUE  \n  \nÀ l’heure des Procréations Médicalement Assistées\, la science tente de répondre à toutes les problématiques d’infertilité. Le signifiant « procréer » implique non seulement l’être mère\, mais aussi l’être père. Aujourd’hui\, toute femme peut désirer\, demander ou « vouloir » avoir un enfant\, parfois à tout prix\, et y engager son corps\, voire celui d’une autre ; nous nous demanderons quelles sont les conséquences de ces nouveaux modes d’« avoir un enfant »? Nous en sommes à une époque de profonds remaniements dans la conception de la famille. L’évolution des modes de « faire famille » interroge l’ancien adage: mater certissima\, pater semper incertus ; ainsi nous interrogerons l’incertain autour des questions toujours actuelles à nous poser: « Qu’est-ce qu’un père? »\, « Ce que veut une femme? » et « Qu’est-ce qu’être mère? » ou encore « Qu’est-ce que la filiation? »\, questions non résolues mais propices à l’invention\, mais aussi parfois à la perplexité. Devenir parents\, à l’heure de la Procréation Médicalement Assistée\, ne révèle-t-il la dimension incertaine propre à ce qui est aujourd’hui nommé la « parentalité »? \nAinsi\, nous mettrons au cœur de la problématique de notre colloque\, la notion d’incertain\, là où aujourd’hui nous assistons à un pousse au certain qui serait lié au biologique. La clinique de l’incertain nous ouvre ainsi à la clinique du pas-tout qui n’est pas sans faire limite au « sans limite » contemporain qui surgit parfois quand il s’agit d’assister médicalement la Procréation\, la Naissance et les Parents. Le pari est alors de réserver un espace où puissent se déposer et se remettre en jeu les modes de réponses possibles du sujet dans le contexte contemporain des biotechnologies périnatales\, afin d’ouvrir la voie aux inventions du sujet\, au un par un\, y compris lorsque la science se mêle à la « fabrication des enfants » (F.Ansermet) ou à la programmation de leur devenir. \nPour tout sujet humain\, la question des origines est un réel inassimilable qui révèle l’énigme de la venue au monde de tout à chacun\, mais aussi le mystère du vivant. Ainsi\, ces questions sont sources de créations mythiques\, de fictions\, voire de constructions délirantes ou encore de sidération. Dès sa venue au monde\, le petit d’homme\, infans\, est toujours confronté à l’énigme que l’Autre présentifie pour lui. Alors\, à partir de cette énigme\, comment le petit enfant instituera-t-il ses « parents »? Comment se fera-t-il « adopter » par l’Autre? Comment les parents adviendront-ils en tant que parents sur la scène sociétale actuelle et quelles réponses subjectives l’enfant se donne-t-il face à la phénoménologie familiale contemporaine? L’enfant porte la marque de la façon dont il a été désiré par ses parents. S’y manifeste dès lors l’« irréductible d’une transmission » (J.Lacan)\, qui est d’un autre ordre que celle de la vie selon la satisfaction des besoins\, mais qui est de l’ordre d’une constitution subjective\, impliquant la relation à « un désir qui ne soit pas anonyme ». Voilà ce à partir de quoi le tout-petit aura à se déterminer\, à y inscrire son corps et à advenir comme sujet. C’est ce que nous interrogerons à partir de ce que nous enseigne notamment la pratique clinique auprès des tout-petits\, une clinique du détail et des surprises du sujet. \nAvec l’avancée des biotechnologies périnatales\, les dimensions symboliques de l’origine\, de la sexualité\, de la procréation\, de la gestation\, de la naissance et de la filiation se trouvent bouleversées. Ainsi\, que la Procréation\, la Naissance\, le Tout-petit et les Parents soient Médicalement Assistés\, nous invite plus que jamais à penser une clinique de l’incertain. \n  \nGwénola Druel \nresponsable scientifique du colloque \n 
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SUMMARY:"Violence et création artistique"
DESCRIPTION:                                                                                        Journée d’étude KAIROS \nCette journée se propose d’explorer\, à partir d’études d’œuvres et d’artistes\, les liens entre violence et création artistique. Le mot violence est issu du latin vis qui signifie « la force en action\, la contrainte\, la force vitale. » Selon son usage\, elle est force dynamique\, créatrice ou destructrice et sans loi. Qu’elle soit mise en scène\, en récit\, en musique\, en vers\, peinte\, etc.\, la violence est une thématique privilégiée par les artistes. L’art\, au même titre que la médecine\, par exemple\, participe alors au travail de civilisation repéré par Freud dans son ouvrage Malaise dans la civilisation. Mais l’histoire a démontré que l’art peut aussi servir à exalter un pouvoir\, une puissance\, un maitre\, qui vise autre chose que le bien des sujets. Ainsi\, les représentations artistiques de la violence sont liées à des cultures\, des époques\, et changent selon les lieux et le temps\, de même que leur perception se modifie. \nViolence et création artistique\, c’est la violence de la création\, mais aussi la violence dans la création\, la violence par la création\, la violence de l’acte créateur\, la solitude qui l’accompagne et ses dangers. Nécessitant un certain franchissement des codes et des normes artistiques et sociales d’une époque\, prenant à l’occasion une forme violente\, la création est l’acte d’un sujet. Un sujet qui franchit symboliquement certaines limites\, parfois dans la douleur\, et qui en certaines conjonctures dramatiques peuvent le conduire à la folie ou à l’extrême du suicide. \n  \n                                                                           PROGRAMME\n  \n                                                                                                Matinée\n  \n9h15 : accueil des participants et introduction à la journée \n  \n9h30 : Denis Hüe (Professeur émérite de littérature médiévale\, Université Rennes 2)\nLe miracle de saint Ignace\, quelles limites pour l’édification?\nDe tous les Miracles de Notre Dame par personnages\, cycle de 50 pièces composées pour la confrérie des orfèvres de Paris au milieu du XIVe siècle\, le Miracle de Saint Ignace est un des plus étranges\, mettant en scène sur les trois quarts de la pièce les sévices sanglants infligés au saint. On essaiera  d’explorer l’économie et la finalité de l’oeuvre. \n  \n10h15 : Joseph Delaplace (Professeur d’analyse musicale\, Université Rennes 2)\nViolence du sonore et travail musicien : comment faire avec la voix de l’Autre ?\nLa musique a toujours arboré plusieurs visages : elle est ce qui enveloppe\, console et rassure\, en même temps que ce qui agresse\, fascine et déchire. Nous interrogerons la dimension de violence latente qui semble inhérente à la relation originelle entre le sujet et le son\, et envisagerons le  « travail  musicien » à l’aune de cette problématique. \n  \n11h00 : Baptiste Brun (Maitre de conférences en Histoire de l’art contemporain\, Université Rennes 2)\nArt\, violence et retour du réel\nLors d’une récente commande pour orner le réfectoire de l’université Lyon 3\, l’artiste Catherine Ursin a créé une fresque peinte monumentale où des corps mis à mal sont comme suspendus dans le vide. Les réactions des personnels de l’université et des étudiantes et étudiants attestaient pour une grande part le malaise que suscitait l’introduction d’une iconographie jugée violente au sein d’un lieu de sociabilité quotidien. \nIntitulé Qabr [« tombe » ou « grave » en arabe]\, l’œuvre tout comme les réactions qu’elle soulève souligne l’une des parts aveugles de la social- démocratie occidentale où la violence est souvent reléguée à distance\, voire masquée. Là\, l’art joue un rôle particulier\, à proprement parler politique\, rendant visible ce qui est rendu invisible par les nécessités du « doux commerce » et du consumérisme. Ce retour au réel auquel engage l’art d’Ursin sera discuté avec l’artiste. \n  \n11h45 : discussion avec Catherine Ursin\, artiste plasticienne\, poétesse et performeuse\n  \n12h : Pause – repas \n  \n  \n                                                                                                            Après-midi \n  \n  \n14h : Quentin Dumoulin (Psychologue clinicien\, ATER\, Université Rennes 2) \nUn garçon sensible » : vies et morts du Ténia\n« J’espère qu’un jour les gens comprendront ce que j’ai dans la tête grâce à ces chansons »\, ainsi Jean-Luc « Le Ténia » Lecourt (1975-2011) témoignait auprès d’un journaliste\, venu l’interroger\, de la fonction de son œuvre. En 14 ans\, entre 1997 et 2011\, il écrira 1300 chansons\, découpées en une trentaine d’albums. Entre art brut et esthétique Lo-Fi\, les chansons du Ténia narrent sèchement la violence quotidienne d’une vie persécutée par les femmes\, les voix et la mélancolie. Au-delà du dénouement dramatique de sa vie\, les chansons du Ténia et son journal intime\, publié sur son site web\, constituent un témoignage précieux d’une réponse de la création face à la douleur d’un \n« désordre provoqué au joint le plus intime du sentiment de la vie ». \n  \n14h45 : Christiane Page (Professeure émérite en études théâtrales\, Université Rennes 2)\nViolences et pulsion dans Mephisto de Klaus Mann\nLedit de Baudelaire dans « Le mauvais vitrier » : « Mais qu’importe l’éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l’infini de la jouissance ? » résume assez bien l’objet de ma recherche actuelle. Ainsi\, dans cette communication\, après avoir présenté Klaus Mann et le contexte de l’écriture de son roman Mephisto\, il s’agira d’étudier jusqu’à sa chute\, le parcours du personnage central\, Hendrik Höfgen\, comédien d’une ville de province\, narcissique et talentueux qui excelle dans les rôles de crapules. Il ne vit que par sa passion et son ambition : il est « comédien »\, veut être reconnu comme le plus grand\, caresse le rêve de jouer le Mephisto de Faust. Sans scrupule\, manipulateur et violent\, il est prêt à tout et nous verrons la manière dont il s’adapte à un réel qui prend ici la figure du nazisme dans lequel\, sidéré\, il découvrira\, réalisée\, « la force du mal » qui le fascine et qu’il met en scène dans sa vie privée\, au théâtre et dans ses relations sociales parvenant au sommet (Directeur du théâtre national du 3e Reich). \nIl s’agira\, en fait\, de voir comment\, dans ce roman\, est traitée la pulsion\, comment elle se fond dans le chaos et en épouse tous les contours\, toutes les formes\, sans retour possible. \n  \n15h30 : Marie Poulain-Berhault (Psychologue clinicienne\, psychanalyste\, docteure en psychopathologie\, membre associée du laboratoire RPPsy\, EA4050)\nManfred\, une figure de l’effroi entre silence et pulsion de mort.\nSchumann découvre à l’âge de dix-huit ans\, « via la bibliothèque paternelle\, l’étrangeté byronienne. » Le 26 mars 1829\, il note : « Grande excitation intérieure – lecture au lit de Manfred de Byron – nuit effroyable. » Le personnage de Manfred l’anime au plus haut point : « Je ne me suis jamais encore donné à une composition avec tant d’amour\, jamais je n’ai dépensé autant de force que pour Manfred »\, dit Schumann à Wasielewski. Ce dernier\, biographe du compositeur relate qu’après la composition de Manfred\, Schumann lui a lu le poème. Ils étaient seuls\, la voix de Schumann se brisa soudain\, les larmes coulaient et il était la proie d’une telle émotion qu’il ne put continuer sa lecture. Lors de la représentation de l’Ouverture\, Richard Pohl (1826-1896)\, critique musical\, donne une indication que nous prenons en guise d’orientation : « Schumann était d’un sérieux profond ; entièrement absorbé par la partition\, oubliant presque le public\, et n’accordant pas la moindre attention aux musiciens de l’orchestre. Il vivait sa musique\, s’identifiant à sa tâche\, devenant lui-même Manfred\, pour ainsi dire. » Entre amour et effroi\, entre silence et pulsion de mort\, Schumann compose pour supporter la violence du réel des phénomènes élémentaires qu’il subit.
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SUMMARY:Le statut de la Parole
DESCRIPTION:  \nAprès-midi d’études du Séminaire du Groupe Recherche Autisme\nLE STATUT DE LA PAROLE \navec la participation de Jean-Pierre Rouillon\, Directeur du Centre thérapeutique et de Recherches Nonette \n                                                                         Vendredi 29 avril De 13H45 à 17H \n                                                                                                 Amphi L3 \nOuvert à tous – Gratuit\n  \nLE STATUT DE LA PAROLE \n  \nQu’en est-il du statut de la parole ? Quelle clinique possible à l’époque des outils de rééducation\, de la norme et du scientisme ? Comment y faire valoir lalangue singulière d’un parlêtre ? À rebours des techniques de soin « pour tous » promues par les discours contemporains\, la psychanalyse parie sur l’inconscient et sur la parole\, en faisant grand cas de ce que les sujets ont à dire. Et quand le sujet ne parle pas ? L’autisme est une clinique spécifique qui nous enseigne de manière paradigmatique sur la thèse majeure de Lacan\, à savoir que la loi de l’homme est la loi du langage\, que du malentendu il n’y a que celui du troumatisme de la langue\, que le sujet ne nait pas comme tel mais le devient\, que le parlêtre\, wo es war aura à en advenir\, soll ich werden. Car en effet serait-il mutique de son premier à son dernier jour\, le petit d’homme selon l’expression freudienne\, n’en est pas moins tombé comme un fruit mûr dans le bain du langage. \nSi les autistes ont la réputation d’être le plus souvent mutiques\, Lacan soulignait davantage que ce « sont des personnages finalement plutôt verbeux »1 qui font état de tout un nuancier du champ de la parole : écholalie\, babil\, langues privées… – recensé avec précision par Jean-Claude Maleval dans son dernier ouvrage\, La différence autistique2. Ajoutons à cela que\, bien souvent\, ces sujets manifestent un grand intérêt pour la voix. \nAlors qu’en est-il de l’aliénation/séparation dans l’autisme ? Jacques-Alain Miller à la suite des Lefort propose de considérer que le rapport primordial du sujet autiste au signifiant consiste en une « forclusion du S1 » donnant lieu à « sa métamorphose multiplicative en un essaim ». Ainsi\, le sujet autiste témoigne avant-tout de l’itération du signifiant unaire « sans effet de signification ». Après quoi\, poursuit Miller\, « l’autiste se baigne toujours dans le même fleuve\, sinon il y a crise\, angoisse\, panique. »3 C’est alors le corps lui-même qui se fait l’écho de cette jouissance\, un corps qui se jouit à hauteur qu’il est joui par les mots. \nEn effet\, comme le souligne Jean-Pierre Rouillon\, directeur du Centre Thérapeutique et de Recherche de Nonette\, « le signifiant\, dans l’autisme\, ne se présente pas sur son versant d’articulation\, sur son versant de sens. Il se présente comme unique\, comme tout seul\, aussi bien sur le versant du commandement que sur le versant d’une satisfaction liée à ce qui résonne de sa substance sonore »4. \nCette après-midi du Séminaire du GRA interrogera donc ce lien étrange des sujets autistes à la parole ; la psychanalyse n’a-t-elle pas\, précisément\, « quelque chose à leur dire »5 ? \n\n\n\n \n\n\n \n \n\n\n\n1 Miller\, J. & Lacan\, J. (2017). Jacques Lacan Conférence à Genève sur le symptôme. La Cause du Désir\, 95\, p.17. https://doi.org/10.3917/lcdd.095.0007 \n2 Maleval\, J.-C. (2021). La Différence autistique\, Paris\, PUV. \n3 Miller\, J.-A. (2021). « Préface »\, La Différence autistique\, op. cit.\, p. 10-11. \n4 Rouillon\, J.-P. (s. d.). Petite note sur l’autisme chez Lacan. École de la cause freudienne. Consulté le 30 mars 2022\, à l’adresse https://www.causefreudienne.net/petite-note-sur-lautisme-chez-lacan/ \n5 Miller\, J. & Lacan\, J. (2017). Jacques Lacan Conférence à Genève sur le symptôme\, op. cit. \n  \n                                                                                                PROGRAMME \n  \n                                                                                       Ouverture : Giorgia Tiscini \n                                                                                      Introduction : Myriam Chérel \nVu du monde : « A propos de « The Innocents » d’Eskil Vogt » Pierre Bonny \n  \nClinique : « Parole et imaginaire : entre autisme et schizophrénie » Noëmie Jan suivi d’une discussion avec Éric Taillandier \n  \nRecherche : « Corps parlant et autisme » Élise Etchamendy\n  \n  \nClinique : « De cars au code » Marjolaine Mollé \n  \n  \n  \nCONFERENCE DE JEAN-PIERRE ROUILLON \n« PAROLES HORS SENS » \n  \nDiscussion avec G. Tiscini et M. Chérel
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